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Indice ATMO | Airparif | aujourd'hui et demain

La qualité de l'air à Paris

L'indice du jour, ce que veut dire chaque niveau et comment s'organiser un jour de pic.

Mis à jour le

L'indice ATMO à Paris

Chargement de l'indice publié par Airparif…

Indice officiel calculé par Airparif, diffusé par Atmo France. Le bulletin du jour et la carte rue par rue sont sur airparif.fr.

L'indice de la qualité de l'air à Paris, l'indice ATMO, est calculé chaque jour par Airparif pour le jour même et le lendemain. Il va de « bon » à « extrêmement mauvais » et retient le plus mauvais de cinq polluants. À Paris, la plupart des journées sont classées moyennes. De décembre à août 2026, 24 % ont été classées mauvaises, surtout l'été et surtout à cause de l'ozone.

59 % des journées classées moyennes, de décembre à août
24 % classées mauvaises ou pires
72 fois l'ozone en cause d'une journée dégradée

Les six niveaux de l'indice

Airparif note séparément le dioxyde d'azote, l'ozone, les particules PM10 et PM2,5 et le dioxyde de soufre, chacun sur la même échelle. L'indice du jour est le plus mauvais des cinq, pas leur moyenne : il suffit d'un polluant pour qu'une journée soit classée mauvaise alors que les quatre autres sont au plus bas.

NiveauCe que cela veut direJournées à Paris en 2026
Bon Les cinq polluants au plus bas en même temps. Presque jamais atteint, à Paris comme ailleurs. aucune
Moyen Le cas ordinaire dans une grande ville. Aucune précaution particulière. 138 59 %
Dégradé Les personnes sensibles, asthmatiques, jeunes enfants, peuvent ressentir une gêne. 41 17 %
Mauvais Recommandations sanitaires diffusées, circulation parfois restreinte. 56 24 %
Très mauvais Épisode marqué, rare en Île-de-France. aucune
Extrêmement mauvais Épisode exceptionnel. aucune

Aucune journée n'a été classée « bonne » à Paris de janvier à août, et ce n'est pas propre à la capitale. Sur la même période, Versailles, Fontainebleau et Provins n'en ont compté qu'une à elles trois, parce que ce niveau exige que les cinq polluants soient au plus bas le même jour. L'écart avec la grande couronne se voit plutôt sur les mauvaises journées : 24 % à Paris, 17 % à Fontainebleau, 14 % à Versailles, 11 % à Provins.

L'ozone, cause de la plupart des mauvaises journées

Ozone 72 fois
Particules PM10 35 fois
Particules PM2,5 18 fois
Dioxyde d'azote 6 fois

Polluant responsable des 97 journées dégradées ou pires à Paris, de décembre à août 2026. Deux polluants peuvent être à égalité le même jour.

Aucun pot d'échappement ne rejette d'ozone. Il se forme dans l'air, à partir des gaz du trafic et des solvants, sous l'effet du soleil et de la chaleur. Il culmine donc en fin d'après-midi, les jours chauds et sans vent, et souvent davantage en périphérie qu'au cœur de Paris. L'été 2026, avec le mois de juin le plus chaud jamais mesuré à Paris (voir les températures), en a fabriqué beaucoup. L'hiver, ce sont plutôt les particules qui prennent le relais, avec le chauffage au bois et les matins froids où l'air reste plaqué au sol.

Pour deviner l'indice du lendemain, la prévision météo en dit davantage que la circulation. Une journée annoncée chaude, ensoleillée et sans vent est une journée à ozone, et une perturbation venue de l'ouest nettoie l'air en quelques heures.

Où l'air est le moins bon dans Paris

L'indice vaut pour toute la ville, mais l'air d'un quai du 4e n'est pas celui d'une rue calme du 15e. Le dioxyde d'azote, gaz du trafic, se concentre le long du périphérique, des voies sur berge et des grands boulevards, et retombe en quelques dizaines de mètres : une rue parallèle à un grand axe respire nettement mieux. Les rues étroites bordées d'immeubles hauts gardent davantage la pollution que les avenues larges. Sur les quais du métro, l'air est chargé de particules de freinage que l'indice ATMO ne mesure pas, puisqu'il ne porte que sur l'air extérieur.

Que faire un jour de pic

Si c'est l'ozone qui est en cause, faites votre footing ou le sport des enfants le matin : l'ozone monte l'après-midi, entre 14 h et 19 h environ. Un pic de particules, lui, ne suit pas ce rythme, et les personnes asthmatiques ou fragiles ont intérêt à réduire l'effort en plein air toute la journée. Continuez d'aérer comme d'habitude, l'air intérieur n'est pas plus propre, et laissez le masque chirurgical de côté, il n'arrête ni les gaz ni les particules fines.

Côté transports, la préfecture de police peut instaurer la circulation différenciée, qui interdit les véhicules selon leur vignette Crit'Air. Île-de-France Mobilités peut alors déclencher le forfait antipollution, 5,10 € pour une journée illimitée dans toute la région, comme le 19 juin 2026. Il s'annonce au jour le jour sur le site et l'application d'IDFM. Le métro, le vélo et la marche restent les moyens les plus simples de ne pas ajouter au problème.

Questions fréquentes

Où voir la qualité de l'air à Paris aujourd'hui ?

Airparif publie chaque jour l'indice ATMO de Paris pour le jour même et le lendemain, sur une échelle de six niveaux, de bon à extrêmement mauvais. Il est repris en tête de cette page. Un niveau moyen est le cas ordinaire, un niveau mauvais déclenche des recommandations sanitaires et parfois des restrictions de circulation.

Comment se calcule l'indice ATMO ?

Cinq polluants sont notés chacun sur six niveaux : dioxyde d'azote, ozone, particules PM10, particules PM2,5 et dioxyde de soufre. L'indice du jour est le plus mauvais des cinq, pas leur moyenne. Un seul polluant suffit donc à classer une journée mauvaise.

Quel polluant dégrade le plus souvent l'air à Paris ?

L'ozone. De décembre à août 2026, il est en cause 72 fois sur les journées dégradées ou pires. L'ozone n'est rejeté par aucun pot d'échappement : il se forme dans l'air sous l'effet du soleil, à partir des gaz du trafic et des solvants, si bien qu'il monte les journées chaudes et ensoleillées.

L'air est-il plus pollué à Paris qu'en grande banlieue ?

Oui, mais l'écart est modeste. Sur la même période, 24 % des journées ont été classées mauvaises à Paris, 17 % à Fontainebleau, 14 % à Versailles et 11 % à Provins. L'ozone et les particules voyagent à l'échelle de la région.

Que faire un jour de pic de pollution à Paris ?

Faire son sport tôt le matin si c'est l'ozone qui est en cause, car il culmine l'après-midi. Continuer d'aérer normalement. Laisser la voiture : la préfecture peut instaurer la circulation différenciée selon la vignette Crit'Air, et Île-de-France Mobilités déclenche parfois un forfait antipollution à 5,10 € la journée. Les personnes asthmatiques ou fragiles suivent les consignes de leur médecin.

Sources : indice ATMO d'Airparif diffusé par Atmo France, bilan des journées du 31 décembre au 25 août 2026. Forfait antipollution : Île-de-France Mobilités.