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Le Luxembourg est le jardin de référence du 6e arrondissement et de tout le Quartier latin, mais il n'appartient pas à la Ville de Paris, il fait partie du domaine du Sénat, qui l'entretient, le garde et fixe ses horaires. Sur ses 23 hectares, 21 sont ouverts au public. Il a été créé en 1612 à la demande de Marie de Médicis, et remanié sous le Premier Empire par Jean-François Chalgrin.
Un jardin qui obéit à ses propres règles
La différence se voit sur place. Les jardiniers et les gardiens sont des agents du Sénat, le règlement est celui de la haute assemblée, et les arrêtés municipaux qui prolongent l'ouverture des jardins parisiens en soirée ne s'y appliquent pas.
- Les horaires suivent le soleil, et changent au fil des mois. Ils sont affichés à chaque grille.
- La fermeture s'annonce au sifflet. Les gardiens parcourent les allées avant l'heure de fermeture, et le jardin se vide en une quinzaine de minutes. C'est un jardin clos : une fois les portes fermées, on n'y entre pas et l'on n'y reste pas, contrairement à une promenade municipale sans grille.
- Deux hectares ne se visitent pas, occupés par les services du Sénat et les serres.
- Le jardin ne figure dans aucun recensement municipal des espaces verts, ce qui fausse les statistiques de verdure du 6e arrondissement.
Y aller
Aucune station de métro ne donne directement sur une grille du jardin. La station de RER Luxembourg, en revanche, débouche face à l'entrée principale du boulevard Saint-Michel.
| Station | Lignes | Distance au centre |
|---|---|---|
| Notre-Dame des Champs | 12 | 597 m |
| Saint-Sulpice | 4 | 641 m |
| Rennes | 12 | 651 m |
| Odéon | 410 | 658 m |
| Saint-Placide | 4 | 685 m |
En rouge, le jardin. En bleu, les stations de métro à moins de 1,1 kilomètre de son centre. Le RER B dessert la station Luxembourg, devant l'entrée du boulevard Saint-Michel.
Les chaises, les voiliers, le rucher et les échecs
Le Luxembourg est un jardin d'usage autant que de promenade, et la plupart de ses équipements sont gratuits.
De Marie de Médicis au Sénat
Marie de Médicis, veuve d'Henri IV, achète en 1612 l'hôtel du duc de Luxembourg et fait construire un palais dont le dessin s'inspire de sa Florence natale. Le jardin l'accompagne dès l'origine, conçu comme le prolongement de la résidence, pas comme un parc public.
Sous le Premier Empire, Jean-François Chalgrin, l'architecte de l'Arc de triomphe, en dirige la restauration. Le palais devient le siège du Sénat, et le jardin suit le sort du bâtiment, restant un domaine parlementaire ouvert au public, statut qu'il conserve aujourd'hui.
Questions fréquentes
À qui appartient le jardin du Luxembourg ?
Au Sénat. Il fait partie du domaine du palais du Luxembourg, siège de la haute assemblée, et n'appartient pas à la Ville de Paris. Ce sont les jardiniers et les gardiens du Sénat qui l'entretiennent et le surveillent, et c'est le Sénat qui fixe ses horaires et son règlement. Il ne figure donc dans aucun recensement municipal des espaces verts.
Quelle est la superficie du jardin du Luxembourg ?
23 hectares, dont 21 ouverts au public : deux hectares relèvent des services du Sénat et ne se visitent pas. C'est un peu moins que le parc des Buttes-Chaumont, et environ 15 fois moins que Central Park à New York.
Quel métro pour aller au jardin du Luxembourg ?
Aucune station de métro ne donne directement sur une grille, les plus proches étant Notre-Dame des Champs, ligne 12, à 597 mètres du centre du jardin, et Saint-Sulpice à 641 mètres. Le RER B s'arrête à Luxembourg, juste devant l'entrée principale, ce qui en fait l'accès le plus direct.
Le jardin du Luxembourg est-il ouvert la nuit ?
Non. Il ferme chaque soir, à une heure qui varie avec la saison et qui est affichée aux grilles, et les gardiens font le tour du jardin au sifflet avant la fermeture. C'est un jardin clos : contrairement à une promenade municipale sans grille, on ne peut ni y entrer ni y rester une fois les portes closes.
Quand le jardin du Luxembourg a-t-il été créé ?
En 1612, à la demande de Marie de Médicis, pour accompagner le palais qu'elle faisait construire. Il a été profondément remanié sous le Premier Empire par l'architecte Jean-François Chalgrin, celui de l'Arc de triomphe. Son dessin actuel, mêlant une partie à la française et une partie à l'anglaise, date pour l'essentiel du XIXe siècle.