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Taux 2025 | 20,50 % voté | 21,21 % appliqué

La taxe foncière à Paris

Le taux voté, celui qui figure sur l'avis, et pourquoi la note monte même quand le taux ne bouge plus.

Mis à jour le

Pour 2026, le taux de taxe foncière voté par le Conseil de Paris reste de 20,50 %. Les avis sont en ligne depuis le 27 août et se paient au plus tard le 20 octobre 2026 en ligne, ou le 15 octobre chez un buraliste pour un avis de 300 euros au plus. Sur l'avis, le taux appliqué est un peu plus haut, 21,21 % en 2025 avec les taxes annexes, et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères ajoute 6,21 % sur la même base, soit 27,42 % au total. Le taux voté a bondi de 13,50 % à 20,50 % en 2023, soit 51,9 % en une seule année, et n'a plus bougé depuis. La note 2026 augmente pourtant, parce que la base est revalorisée de 0,8 % cette année.

Payer l'avis 2026

27 aoûtAvis en ligne dans l'espace particulier d'impots.gouv.fr, pour ceux qui ne sont pas mensualisés. Les mensualisés le reçoivent à partir du 19 septembre.
30 septembreDernier jour pour choisir le prélèvement à l'échéance, débité le 26 octobre.
15 octobreDate limite pour les autres moyens de paiement, réservés aux avis de 300 euros au plus, comme les espèces ou la carte chez un buraliste agréé. Au-delà, le paiement en ligne ou par prélèvement est obligatoire.
20 octobreDate limite pour payer en ligne, jusqu'à minuit, avec un débit le 26 octobre.
21,21 % le taux appliqué sur l'avis, taxes annexes comprises
+51,9 % la hausse du taux voté entre 2022 et 2023
39,79 % le taux moyen des communes françaises, en 2025

Le taux global dépasse celui que vote la Ville

Le taux voté est celui que le Conseil de Paris fixe chaque année. Le taux global lui ajoute des taxes additionnelles décidées ailleurs, la taxe spéciale d'équipement, qui finance l'établissement public foncier, et la taxe pour la gestion des milieux aquatiques. La différence est faible en points mais réelle sur l'avis.

Taux d'imposition de la Ville de Paris, source DGFiP, fichier de recensement des éléments d'imposition à la fiscalité directe locale. Le taux global est le taux voté augmenté des taxes annexes. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères porte sur la même base d'imposition que la taxe foncière et figure sur le même avis.
AnnéeTaux votéTaxes annexesTaux globalOrdures ménagèresTotal sur la base
2021 13,50 % + 0,634 14,13 % 6,21 % 20,34 %
2022 13,50 % + 0,583 14,08 % 6,21 % 20,29 %
2023 20,50 % + 0,652 21,15 % 6,21 % 27,36 %
2024 20,50 % + 0,693 21,19 % 6,21 % 27,40 %
2025 20,50 % + 0,709 21,21 % 6,21 % 27,42 %

En 2023, le taux voté passe de 13,50 % à 20,50 %, et le total prélevé sur la base passe de 20,29 % à 27,36 %. Depuis, le taux voté est stable, et les variations du taux global tiennent aux seules taxes annexes, de l'ordre du centième de point.

Calculer votre note à partir de votre avis

La taxe foncière ne se calcule pas sur la valeur du bien, celle que mesure le prix au mètre carré, mais sur sa valeur locative cadastrale, un loyer théorique établi par l'administration. Cette valeur est diminuée d'un abattement forfaitaire de 50 % pour frais, et c'est le résultat, la ligne « base » de votre avis, qui est multiplié par les taux.

Le calcul à partir de votre base d'imposition

Reprenez la ligne « base » de votre avis de taxe foncière. Elle vaut déjà la valeur locative diminuée de l'abattement de 50 %.

Total 2025    
Taxe foncière    
Ordures ménagères    

 

Le calcul porte sur les taux seuls, à base d'imposition constante. Il ne tient pas compte des exonérations et dégrèvements individuels, ni de la revalorisation annuelle de la base, qui augmente d'une année sur l'autre indépendamment de toute décision locale.

Pourquoi la note monte quand le taux ne bouge plus

Depuis 2023, le taux voté est figé, et pourtant l'avis grossit chaque année. La raison tient à la base, revalorisée automatiquement. La règle est écrite dans le code général des impôts, où la valeur locative des locaux d'habitation non révisés est indexée sur l'indice des prix à la consommation harmonisé mesuré entre novembre de l'année n-2 et novembre de l'année n-1. Aucune délibération n'intervient, aucune collectivité ne vote.

Sur la période 2018-2026, cette seule revalorisation a fait progresser les valeurs locatives des locaux d'habitation de 23,7 %, contre 9,6 % pour les locaux professionnels dont les valeurs ont été révisées. Pour la seule année 2025, la DGFiP chiffre l'effet de revalorisation à 1,7 point sur les 2,4 % de hausse de la taxe foncière constatée au niveau national.

La révision des valeurs locatives d'habitation a encore été repoussée. Les valeurs locatives des logements reposent toujours sur les loyers de 1970, actualisés par coefficients. Une révision générale était programmée ; l'article 106 de la loi de finances pour 2026, promulguée le 19 février 2026, en reporte l'intégration dans les bases au 1er janvier 2031. Celle des locaux professionnels, déjà révisés une fois, est repoussée au 1er janvier 2027. La taxe foncière des Parisiens reposera donc cinq ans de plus sur un classement des immeubles fait il y a plus d'un demi-siècle.

Un taux bas sur des bases hautes

Comparé au reste du pays, le taux parisien est bas. À 20,50 %, il représente environ la moitié du taux moyen communal français, 39,79 % en 2025, et il reste très loin du plafond légal de 99,48 % qu'une commune ne peut pas dépasser. Même après la hausse de 2023, Paris se situe donc parmi les communes à taux faible.

Un taux bas ne fait pourtant pas une facture basse. Ce qui fait la note, c'est le produit du taux par la base, et les valeurs locatives cadastrales parisiennes comptent parmi les plus élevées de France. Un taux deux fois plus bas appliqué à une base trois fois plus haute donne une note plus lourde. Comparer deux communes sur le seul taux ne dit rien de ce que les habitants paient.

Le redevable au 1er janvier

La taxe foncière est due par le propriétaire au 1er janvier de l'année, quel que soit l'occupant. Un logement vendu en cours d'année reste dû par le vendeur, même si les actes prévoient presque toujours un partage au prorata entre vendeur et acquéreur, et cet accord vaut entre eux, pas vis-à-vis du fisc, qui réclamera au propriétaire du 1er janvier.

Le locataireIl ne paie pas la taxe foncière. Il rembourse en revanche la taxe d'enlèvement des ordures ménagères par ses charges, quand le bail le prévoit, c'est la seule part récupérable de l'avis.
Les propriétaires âgés ou modestesLes propriétaires de plus de 75 ans au 1er janvier, ceux qui touchent l'allocation aux adultes handicapés ou l'allocation de solidarité aux personnes âgées sont exonérés pour leur résidence principale, sous condition de revenu fiscal de référence. Un plafonnement en fonction des revenus existe pour les autres. L'exonération ne couvre pas la taxe d'ordures ménagères. Ces dispositifs sont nationaux et se demandent au centre des finances publiques.
Les logements neufsUne exonération de deux ans existe pour les constructions nouvelles, que la commune peut limiter à une fraction de la base, et elle suppose d'avoir déposé la déclaration dans les quatre-vingt-dix jours qui suivent l'achèvement. Passé ce délai, elle est perdue. Vérifiez son étendue sur votre avis.

Les résidences secondaires paient en plus

La taxe d'habitation a disparu sur les résidences principales, pas sur les résidences secondaires. Paris applique un taux de 20,32 % et, par-dessus, la majoration maximale de 60 % que la loi autorise dans les zones tendues. Un logement parisien non occupé à titre principal supporte donc, cumulées, la taxe foncière du propriétaire et une taxe d'habitation majorée.

Ce dispositif n'est pas anecdotique dans une ville où le parc compte 1 124 522 résidences principales pour un parc total sensiblement plus grand, et la Ville y applique la majoration la plus forte que la loi lui permet.

Sources. Taux votés et notifiés : fichier de recensement des éléments d'imposition à la fiscalité directe locale de la DGFiP, en données ouvertes. Le taux moyen national et le taux plafond viennent de la fiche des éléments de référence nationaux de fiscalité directe locale publiée par la DGFiP en mars 2026. Les effets de revalorisation viennent de DGFiP Statistiques n° 46, mai 2026. Le dernier millésime du fichier ouvert est 2025. Pour 2026, le taux voté reste de 20,50 %, mais le taux des taxes annexes n'est pas encore publié. Les dates et moyens de paiement 2026 viennent du communiqué du ministère de l'Économie du 22 septembre 2026, la revalorisation de 0,8 % d'impots.gouv.fr, le report de la révision de l'article 106 de la loi de finances pour 2026.

Ce que la détention coûte chaque année se lit à côté de ce que le bien vaut, voir le prix au m² à Paris. Pour la fiscalité du locataire, voir l'encadrement des loyers et louer un appartement à Paris.

Questions fréquentes

Quel est le taux de taxe foncière à Paris ?

Le taux voté par le Conseil de Paris est de 20,50 %, inchangé depuis 2023 et reconduit pour 2026. Le taux réellement appliqué sur l'avis d'imposition était de 21,21 % en 2025, parce que s'y ajoutent des taxes annexes que la Ville ne décide pas. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères, 6,21 %, figure sur le même avis et porte sur la même base, le total prélevé sur la base d'imposition atteint donc 27,42 %.

De combien la taxe foncière a-t-elle augmenté à Paris ?

Le taux voté est passé de 13,50 % en 2022 à 20,50 % en 2023, soit une hausse de 51,9 % en une seule année. Il n'a plus bougé depuis. À base d'imposition identique, cette décision a ajouté environ 214 € par an sur un logement dont la base est de 3 000 €.

Paris est-il une ville où la taxe foncière est chère ?

En taux, non, et l'écart est net, 20,50 % à Paris contre un taux moyen communal de 39,79 % en France, soit 1,94 fois plus ailleurs. Ce que les Parisiens paient tient à la base plutôt qu'au taux, les valeurs locatives cadastrales y sont parmi les plus élevées du pays. Comparer deux villes sur le seul taux ne veut donc rien dire.

Pourquoi ma taxe foncière augmente-t-elle alors que le taux ne bouge pas ?

Parce que la base d'imposition est revalorisée chaque année. Elle suit l'indice des prix à la consommation harmonisé mesuré entre novembre de l'année n-2 et novembre de l'année n-1. Sur la période 2018-2026, cette revalorisation a produit un effet cumulé de 23,7 % sur les locaux d'habitation non révisés, sans qu'aucune collectivité n'ait rien voté. En 2026, la revalorisation est de 0,8 %.

Quand faut-il payer la taxe foncière 2026 ?

Le 20 octobre 2026 à minuit en ligne. Au-delà de 300 euros, le paiement en ligne ou par prélèvement est obligatoire. Jusqu'à 300 euros, on peut aussi payer en espèces ou par carte chez un buraliste agréé, au plus tard le 15 octobre 2026. Le prélèvement à l'échéance se choisit jusqu'au 30 septembre et le compte est débité le 26 octobre. Les avis sont en ligne depuis le 27 août, et depuis le 19 septembre pour les mensualisés.

Comment calculer sa taxe foncière à partir de son avis ?

Prenez la ligne « base » de votre avis d'imposition, qui vaut la valeur locative cadastrale diminuée de l'abattement forfaitaire de 50 % pour frais. Multipliez-la par 21,21 % pour la taxe foncière et par 6,21 % pour les ordures ménagères. L'outil de cette page fait le calcul et le compare à ce que la même base aurait coûté avant la hausse de 2023.