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La ligne 6 fait le tour du sud de Paris, de Charles de Gaulle-Étoile à Nation, en suivant les anciens boulevards extérieurs. Sur ses 13,6 kilomètres, plus de six sont en viaduc, soit 45 % du parcours. C'est la ligne la plus aérienne du réseau, et la seule qui traverse la Seine deux fois à ciel ouvert.
Les 28 stations, dans l'ordre
D'ouest en est par le sud. Comme la ligne 2, sa jumelle du nord, la 6 ne quitte jamais Paris, et ses vingt-huit stations se répartissent entre six arrondissements.
| # | Station | Où | Correspondances | Entrées en 2025 |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Charles de Gaulle - Étoile | 17e | 12 | 7 493 308 |
| 2 | Kléber | 16e | aucune | 1 185 084 |
| 3 | Boissière | 16e | aucune | 1 944 790 |
| 4 | Trocadéro | 16e | 9 | 8 745 223 |
| 5 | Passy | 16e | aucune | 3 497 572 |
| 6 | Bir-Hakeim | 15e | aucune | 4 878 965 |
| 7 | Dupleix | 15e | aucune | 3 238 055 |
| 8 | La Motte-Picquet - Grenelle | 15e | 810 | 8 443 324 |
| 9 | Cambronne | 15e | aucune | 1 931 809 |
| 10 | Sèvres-Lecourbe | 15e | aucune | 2 076 100 |
| 11 | Pasteur | 15e | 12 | 4 551 877 |
| 12 | Montparnasse-Bienvenüe | 15e | 41213 | 31 256 626 |
| 13 | Edgar Quinet | 14e | aucune | 1 932 839 |
| 14 | Raspail | 14e | 4 | 1 946 738 |
| 15 | Denfert-Rochereau | 14e | 4 | 3 597 704 |
| 16 | Saint-Jacques | 14e | aucune | 1 859 527 |
| 17 | Glacière | 13e | aucune | 4 013 197 |
| 18 | Corvisart | 13e | aucune | 2 132 984 |
| 19 | Place d'Italie | 13e | 57 | 10 183 988 |
| 20 | Nationale | 13e | aucune | 2 326 899 |
| 21 | Chevaleret | 13e | aucune | 3 306 367 |
| 22 | Quai de la Gare | 13e | aucune | 2 424 807 |
| 23 | Bercy | 12e | 14 | 7 602 739 |
| 24 | Dugommier | 12e | aucune | 2 261 637 |
| 25 | Daumesnil | 12e | 8 | 4 672 851 |
| 26 | Bel-Air | 12e | aucune | 2 117 268 |
| 27 | Picpus | 12e | aucune | 1 400 538 |
| 28 | Nation | 12e | 129 | 8 719 993 |
Montparnasse-Bienvenüe écrase le classement avec ses trente et un millions d'entrées, deuxième station du réseau après Saint-Lazare, et la ligne 6 n'y est pour presque rien, puisque ce trafic vient de la gare et de trois autres lignes. Ses stations sans correspondance en disent davantage, Bir-Hakeim et ses 4,9 millions d'entrées d'un côté, Kléber et ses 1,2 million de l'autre. Entre les deux, il y a la tour Eiffel.
Six kilomètres de viaduc
Le viaduc de la ligne 6 se déroule en deux morceaux séparés par un tunnel. Le premier va de Passy à Dupleix, à l'ouest, et comprend le franchissement de la Seine au pont de Bir-Hakeim. Le second va de Chevaleret à Bercy, à l'est, et franchit à nouveau le fleuve, cette fois au pont de Bercy. Entre les deux, la ligne redescend sous terre pour passer Montparnasse et le 14e.
Comme pour la ligne 2 au nord, ce choix vient du terrain plus que de l'esthétique, car sur les larges boulevards de ceinture, poser un viaduc coûtait moins cher que percer un tunnel dans un sous-sol truffé d'anciennes carrières. Ce qui distingue la 6, c'est ce qu'elle a fini par montrer.
La vue de Bir-Hakeim
En allant vers l'est, entre Passy et Bir-Hakeim, la rame sort du tunnel et s'engage sur le pont. La tour Eiffel apparaît alors sur la gauche, à moins de trois cents mètres, dans l'axe. La séquence dure une quinzaine de secondes et coûte le prix d'un ticket. Pour les photographes, le meilleur moment est la fin de journée en hiver, quand le soleil est bas et que la rame roule à contre-jour.
Le viaduc a aussi une conséquence désagréable. Sur ces six kilomètres, le métro est sensible au verglas. Deux ou trois matins par hiver, la ligne 6 démarre en retard ou se limite à sa partie souterraine, et c'est une des rares perturbations parisiennes qu'on peut prévoir la veille en regardant la météo.
Pourquoi elle roule sur pneus
La ligne 6 fait partie des cinq lignes sur pneumatiques, avec la 1, la 4, la 11 et la 14. Dans son cas, la raison tient au bruit. Un métro sur rail d'acier qui roule en viaduc, à hauteur des deuxièmes étages, est intenable pour les riverains. Le passage sur pneus, réalisé en 1974, a fait chuter le niveau sonore le long des boulevards Garibaldi, de Grenelle et Auguste-Blanqui.
Un effet secondaire se remarque à l'intérieur, la rame se balançant légèrement dans les courbes, davantage qu'un matériel sur fer. C'est normal et c'est le prix du silence dehors.
L'anneau formé avec la ligne 2
Avec la ligne 2, la 6 forme un anneau presque complet autour du centre. Les deux se rejoignent à Charles de Gaulle-Étoile et à Nation, et il faut y changer pour continuer.
Cet anneau rend un service que les lignes traversantes ne rendent pas, celui d'aller d'un arrondissement périphérique à un autre sans passer par Châtelet. Un trajet du 15e vers le 13e prend dix-huit minutes sur la 6 et une demi-heure par le centre avec une correspondance. Le réflexe du passage par le centre coûte donc, sur ce type de trajet, un bon quart d'heure à chaque fois.
Le pic de la journée se place entre 17 h et 18 h, avec 10,0 % des entrées de la journée, soit un profil du soir modéré, à l'image d'une ligne qui mélange des quartiers d'habitation, deux hôpitaux, un campus et une gare.
Sa fréquentation depuis 2007
Voir les chiffres du graphique
| Année | Millions de voyages |
|---|---|
| 2025 | 100 |
| 2024 | 102 |
| 2023 | 100 |
| 2022 | 96 |
| 2021 | 66 |
| 2020 | 50 |
| 2019 | 103 |
| 2018 | 115 |
| 2017 | 114 |
| 2016 | 111 |
| 2015 | 111 |
| 2014 | 106 |
| 2013 | 112 |
| 2012 | 112 |
| 2011 | 111 |
| 2010 | 107 |
| 2009 | 104 |
| 2008 | 103 |
| 2007 | 103 |
La ligne 6 est l'une des plus stables du réseau, puisque à deux points près, elle transporte aujourd'hui autant de monde qu'en 2007. Une rocade ne dépend pas des modes de travail comme une ligne de bureaux, et sa clientèle de proximité est la même d'une décennie à l'autre.
Terminus, longueur, temps de parcours
| Terminus | Charles de Gaulle-Étoile et Nation |
| Longueur | 13,6 km, dont 6,1 km en viaduc |
| Temps de bout en bout | 31 minutes |
| Stations | 28, toutes dans Paris |
| Arrondissements | 12e, 13e, 14e, 15e, 16e, 17e |
| Espacement moyen | 504 m |
| Matériel | MP 89 CC, sur pneumatiques depuis 1974 |
| Fréquentation 2025 | 100,48 millions de voyages |
Sur la partie aérienne, le réseau mobile passe sans interruption et la lumière du jour entre dans la rame. Si vous avez une heure de trajet à faire et un livre à lire, la 6 est la ligne du réseau où l'on voit ce qu'on lit.
Questions fréquentes
Quelle partie de la ligne 6 est aérienne ?
Un peu plus de six kilomètres sur treize et demi, soit 45 % du parcours, ce qui en fait la ligne la plus aérienne du métro parisien. Le viaduc se déroule en deux tronçons : de Passy à Dupleix côté ouest, et de Chevaleret à Bercy côté est. Entre les deux, la ligne est souterraine sous Montparnasse et le 14e.
D'où voit-on la tour Eiffel depuis le métro ?
Entre Passy et Bir-Hakeim, sur la ligne 6, quand la rame franchit la Seine sur le pont de Bir-Hakeim. La tour est alors sur la gauche en allant vers l'est, à moins de trois cents mètres, dans l'axe du pont. C'est la vue la plus photographiée du réseau, et elle dure une quinzaine de secondes.
Pourquoi la ligne 6 roule-t-elle sur pneus ?
Pour le bruit. La ligne passant en viaduc au milieu des boulevards, au niveau des fenêtres des immeubles, le roulement sur fer y était insupportable pour les riverains. Le passage sur pneumatiques, réalisé en 1974, a divisé le bruit émis. C'est la même raison qui a fait équiper la ligne 11, mais pour une autre contrainte, les pentes de Belleville.
La ligne 6 sort-elle de Paris ?
Non. Ses 28 stations sont toutes dans Paris, comme celles de la ligne 2 et des deux navettes. Elle suit le tracé des anciens boulevards extérieurs sur toute la moitié sud de la ville, entre Charles de Gaulle-Étoile et Nation, en desservant six arrondissements, les 12e, 13e, 14e, 15e, 16e et 17e.
Combien de temps dure le trajet de la ligne 6 ?
31 minutes d'Étoile à Nation, pour 13,6 kilomètres et 28 stations. La ligne 2, qui fait le même travail au nord de Paris, met 33 minutes pour 12,4 kilomètres, et les deux rocades sont donc à peu près équivalentes en temps, et il faut environ une heure pour faire le tour complet de Paris en changeant à l'une des deux extrémités.